08.12.2010
Gravelines - janvier 2010
Belle découverte que cette localité de Gravelines... ville fortifiée superbement conservée. Bâtie sur le cours de l'Aa, ce fleuve côtier bien connu des cruciverbistes, l'essentiel de la ville est située à l'intérieur des fortifications. Parmi les 10 km du mur d'enceinte, une partie a été érigée à la demande de Charles Quint, une autre sous les ordres de Vauban.
La Caserne Varennes : avant la construction de cette caserne, les habitants de la ville logeaient chez eux les militaires. Louis XIV demanda à Vauban et à Monsieur de Louvois de construire des logements pour la troupe. Cette bâtisse de 1737 pouvait accueillir près de 600 hommes. Impressionnant par ses dimensions (870 mètres de long), elle fut tour à tour casernement, hôpital pendant la première guerre mondiale, logement sociaux...
Ca et là, sur les remparts, les corps de garde qui ont été restaurés se composent généralement d'une pièce commune, d'une chambre pour l'officier et d'un grenier.
Les fossés en eau entourant la forteresse sont impressionnants.
Les remparts offrent au visiteur un sentier de promenade des plus agréables, agrémenté de la découverte d'un patrimoine historique. Nous allons le parcourir quelques instants.
Nous nous sommes bien demandé ce que pouvait-être la fonction de la construction ci-dessous avec ses arches murées, sans ouvertures (ou presque).
Il s'agit d'une citerne à eau de pluie, construite en 1724, elle pouvait contenir 1.420.000 litres. Elle était alimentée par l'eau tombant sur son propre toit mais également par des aqueducs collectant celle du toit des deux casernes, de l'église et d'autres bâtiment adjacents.
Elle a été utilisée pour approvisionner les militaires, puis la population jusqu'en 1945.
La citerne est reliée à l'église Saint Willibrord par une arcade.
Les robinets sont particulièrement originaux...
Se promener dans la ville est très agréable... l'architecture des maisons, les réverbères, etc... sont un plaisir pour les yeux.
Arrivés sur la place de la mairie, une cérémonie de remises de récompense de la Gendarmerie battait son plein.
Le beffroi (1827) trône fièrement sur la place. Hélas, la lumière décline vite en ce mois de janvier...
Dans le jardin public aux abord de l'Arsenal trônent de nombreuses oeuvres d'art contemporain.
Un autre corp de garde.
La glace sur le Canal de l'Aa démontre la froideur de ces journées d'hiver...
Hélas fermé lors de notre passage, le jardin de la poudrière aurait mérité notre visite... et suivant l'expression désormais consacrée... nous reviendrons.
Nous faisons un dernier détour pour un cliché du phare... très photogénique. Il fut construit en 1843, en briques. Haut de 29 métres, il faud gravir 116 marches pour atteindre son feu.
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19:10 Écrit par Patricia et Jean-Paul dans Ch'Nord (59), ZZ. Patrimoine bâti | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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