04/12/2015

Centenaire de l'échouement de SOCOTRA au Touquet.

Le mercredi 25 novembre, le Ville du Touquet a organisé des activités dans le cadre du centenaire de l'échouement du cargo Socotra.

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Nous avions pu voir cette épave lors des grandes marées de mars dernier (22 mars à 8h30).   Nous vous proposons de voir ici l'ensemble des photos de ces deux journées.  Ci dessous, Bertrand Dupont nous explique sa redécouverte du Socotra.

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Dans la nuit du 25 au 26 novembre 1915, le cargo s'échoue sur la plage sud du Touquet.

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On a longtemps cru que le commandant du navire longeait la côte pour éviter les sous-marins et les mines.  La diminution de l'éclat des feux des phares en raison de la guerre fut également évoquée.

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Lors de sa conférence de ce 25 novembre, Alain Holuigue, secrétaire de la Société Académique du Touquet, a, documents à l'appui (livre de bord, minutes du procès en Angleterre, ...), démontré que ce sont les approximations dans les calculs de position successifs et les sondages du fond marin par le commandant, malgré les objections d'un de ses jeunes seconds qui a conduit à la catastrophe.

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Un grand nombre d'amateurs étaient présents en mars, malgré l'heure matinale et un temps froid.

 

Le cargo revenait de Sidney avec une cargaison de balles de laine, de minerai de plomb, maïs, blé, cuir, essence d'eucalyptus, peaux de lapin, des lingots d'étain et de cuivre...  ce que l'on appelle un "vraquier".

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Lors d'une escale en Algérie, semble-t-il, il a chargé des barriques de vin d'Afrique du Nord.  Celles-ci avaient été arrimées sur le pont.

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Au centre de la photo, avec un couvre-chef, Bertrand Dupont, le "Papa" du Socotra.

Quelques minutes après minuit, après des confusions entre des feux par le commandant, le bateau s'échoue parallèlement à la côte.

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De nombreuses algues, moules, se sont accumulées sur les parties de l'épave. 

Le 27, des remorqueurs venus de Boulogne-sur-Mer ont tenté de renflouer le bateau pour le sauver, mais celui-ci étant dans l'axe de la plage, il n'ont pu le tirer dans son axe et leurs efforts ont "fatigué" les structures du Socotra en son milieu.

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Quelques jours plus tard, lors d'une tempête, le bateau se brise en deux.

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Il n'est donc plus d'actualité de sauver le bâtiment, seule sa cargaison peut maintenant être récupérée en partie.

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Les gros plans offrent des images originales.

Une partie de la cargaison dérive dans la Manche et la Municipalité doit publier un arrêté rappelant qu'il est interdit de ramasser les épaves sous peine de poursuites.

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Il n'empêche que d'aucuns ne tiendrons pas compte de cet arrêté... Notamment, lors de la marée montant, les barriques de vin remontant la Canche firent le bonheur des territoriaux Français qui gardaient la voie ferrée et les prisonniers allemands.  De nombreux matelots profitèrent de cette aubaine (livre "Marin pêcheur au temps des voiliers" par Jules Leprêtre).  On raconte que des margats (gamins) étaplois se sont également saoulé avec une de ces barriques.

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Néanmoins, une bonne part de la cargaison pourra être sauvée, mais les peaux de lapin, sous l'effet de l'humidité commencent à sentir la charogne.  Le Socotra est alors laissé en l'état... au gré des marées.

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Peu à peu, l'avant s'écarta de l'arrière, pour ce trouver ce jour à plusieurs dizaines de mètres l'un de l'autre.

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L'avant du Socotra, à peine visible.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les artilleurs allemands se servirent de l'épave comme cible de tir, ce qui arasa en partie la carcasse.

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A partir des années 1960-1965, plusieurs sociétés de ferraillage furent sollicitées pour araser l'épave.  La difficulté du travail (peu de temps par basse mer), et la faible valeur des matériaux récupérés mirent ces sociétés en grande difficulté, les conduisant même à la faillite.

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De nos jours, Bertrand Dupont, "redécouvreur" et passionné du Socotra (je dis son Papa), propose ses nombreuses photos et est intarissable au sujet de l'épave.

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Le voici au côté de Soco, la mascotte du Socotra, un petit bonhomme qui, au gré des marées, semble changer d'activité.

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Ici, Soco donne soit l'impression de haler un boute, soit joue-t-il au détective avec sa loupe, peut-être aussi peut-on imaginer qu'il chevauche un animal marin, rênes à la main.

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L'épave recèle de nombreuses formes que l'imagination peut interpréter.  Bertrand est passé maître de cet exercice à la suite d'environ 40 visites à l'épave.

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Regardez ce bélier, devant le monsieur en bleu...

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Le bélier, en gros plan.

Je vous livre maintenant le reste de mes photos... la suite vous donne ra quelque photos de la cérémonie d’anniversaire

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La mer remonte, le Socotra va de nouveau être submergé par les flots.

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Dany Lequien a appris à connaître le Socotra par ses activités de pêche.

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Monsieur Holuigue prépare sa conférence...

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Avant le conférence de Monsieur Holuigue, l'assistance est déjà nombreuse...  elle le sera encore plus par la suite...

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France 3 NPDC est présente...  dans la salle, puis, sur la plage.

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Malgré le vent et la fraîcheur, quelques amateurs se rendent auprès de l'épave....

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Notre amie Chistine Omnes à l'interview pour France 3.  Cette séquence passera à l'antenne.

 

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