17.12.2011
La frégate "Latouche-Tréville" fait escale à Dunkerque - 3 décembre 2011
Grâce à la nouvelle chaîne de télévision TNT Opal'TV, nous avons appris que cette frégate anti-sous-marin (FASM) avait fait escale à Dunkerque et était accessible au public.
Une heure de voiture et puis, quai Freycinet, hop... passerelle et nous voilà à bord. En route pour la découverte. Depuis mon enfance, je rêvais de monter sur de ce genre de bateau.
Les couleurs nationales flottent fièrement à la poupe du bâtiment... L'engin blanc et un sonar remorqué DUBV-43.
La "boule" sur ces photos est un système de transmission par satéllite Syracuse.
Lancée en 1988 et mise en service en 1990, cette frégate a pour mission première la protection anti-sous-marine d'un groupe aéronaval. Récemment, l'équipement pour les actions de surface a été renforcé.
Sur la photo ci-après, on peut voir la tourelle avec 1 canon de 100 mm Mle68.
D'un poids de 4010 tonnes "à vide" et de 4910 tonnes à pleine charge, le bâtiment est impressionnant.
139 mètres de long, 15 mètres de large, 5,50 mètres de tirant d'eau (partie immergée) et 47,60 mètre de tirant d'air (partie émergée) !!!
Entrons dans le poste de commandement. Le bâtiment est équipé de 2 turbines à gaz (26000 ch) pour la marche à grande vitesse et de 2 moteurs diesels (5200 ch) pour la navigation économique qui actionnent 2 hélices à 4 pales orientables.
Cette motorisation lui permet un autonomie de 800 nautiques à 30 noeuds sur les turbinnes à gaz et de 8.000 nautiques à 15 noeuds sur les moteurs diesels.
Il peut rester 45 jours en mer.
Source : http://www.defense.gouv.fr/marine/decouverte/equipements-...
Le coup de flash sur les bandes fluo !
Ce lance missile est un système Simdad pour la défense anti-aérienne et anti- missiles.
Une cérémonie se prépare... le grand nombre de visiteurs nous empêchera de rester. On peut voir une des deux mitrailleuse de 12.7mm
Ici à droite, c'est un lance leurre DAGAIE.
Et dans toute cette modernité... la mécanique rustique des fermetures de portes.
La tour de contrôle... la frégate est équipée de deux hélicoptères Lynx WG13 Mk4.
La ville de Saumur est marraine du navire. Une plaque reprenant les armoiries de la ville et sa devise : "Moenia fallunt hostem - Dextra domat tormentum" soit "Nos remparts bravent l'ennemi - Nos bras triomphent des assauts".
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15:04 Écrit par Patricia et Jean-Paul dans Actualité, Ch'Nord (59) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : latouche-tréville, frégate, anti-sous-marine, quai freycinet, dunkerke, location, vacances, pas-de-calais, côte d'opale, maison, gîte, appartement, weekend, midweek, semaine, last minute |
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26.05.2011
Cité de "Bienvenue chez les ch'tis" - Bergues - avril 2011
A notre retour de congé, nous profitons d'une météo une nouvelle fois clémente pour faire un petit crochet par Bergues... vous savez, cette ville devenue célèbre depuis le film de Danny Boon... mais oui, vous savez ! Qui ne le sais pas ?
Pourtant, Bergues n'est pas en pays "dit" ch'ti (Picard) mais bien en Flandre... au singulier car il s'agit de la Flandre Françaises et non des Flandres de Belgique.
Malheureusement, j'ai toujours mal à ce foutu pied et c'est clopin-clopant que je parcours le circuit "Ville" demandé à l'office du tourisme.
Je vous livre le résumé des indications du circuit de visite.
Le beffroi de Bergues a été dynamité en septembre 1944. Il sera reconstruit en 1961. Avec ses 47 mètre de hauteur et son carillon de 50 cloches, il a été inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité en 2005.
Et cette terrasse de café, ici à droite, vous la reconnaissez ? Attention aux cyclistes, surtout à la fin de la tournée arrosée du facteur et de son directeur !!!
L'hôtel de ville, qui datait de 1665 a été reconstruit en 1871. A droite, (au dessus de la voiture grise), le buste de Lamartine qui fut député de Bergues.
Ville forteresse, Bergues devait prévoir la possibilité d'un siège... un élément clé lors d'un tel blocus, c'est l'eau... et elle est omniprésente dans la ville. Le premier fossé défensif circulaire est devenu un canal souterrain qui a été vouté en 1725. Ici, une pompe sur ce canal.
Sur la place Saint Victor, Aglaë, Thalie et Euphrosine veillent depuis le XIXème siècle. C'est la fontaine des trois Grâces.
Datant elle aussi de 1725, la citerne militaire pouvait contenir 700.000 litres d'eau ! Notez le "petit" robinet !
Le pignon sud du Mont de Piété, daté de 1630. Il est l'oeuvre de Wenceslas Cobergher. Il sert désormais de Musée Communal.
La visite revient sur la place de l'hôtel de ville et 3 superbes Morgan y sont stationnées. Des morganophiles (??) anglais sont partis se désaltérer laissant leur trésor à la portée de mon appareil photo.
Dans la rue Jean Mermoz, une superbe maison datée de 1695.
Un petit air d'Italie dans cette rue... Un carnaval vient d'avoir lieu au vu des confettis dans les caniveaux... ceci explique-t-il cela ?
Le bâtiment à droite est l'ancien abattoir, datant de 1811. Il sera utilisé jusqu'en 1950. Le voici sous un autre angle :
Reconnaissez vous cet endroit ? Kad Merad et Danny Boon s'y sont soulagés lors de cette fameuse "tournée"...
Le canal extérieur et les remparts offrent de jolies vues... un autre circuit permet d'en faire le tour... nous reviendrons !!!
La porte d'entrée du Champ de Mars, dite Porte de Marbre (1816), et en arrière plan, la tour carrée de l'Abbaye Saint Winoc fondée en 1022 sur le Groenberg (alt 22 m). L'abbaye fur détruite lors de la Révolution Française.
Aux côtés de la Tour Carrée... la Tour Pointue. C'est une reconstruction de 1815 de la Tour Blanche de l'Abbaye. Elle servait d'amer, c'est à dire de repère visuel pour les marins.
Bergues est une ville riche en patrimoine et agréable à parcourir. Située à quelques kilomètres de la frontière avec la Belgique, elle se doit d'être un lieu d'excursion pour les vacanciers de la côte belge comme de la côte d'Opale nord.
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22:37 Écrit par Patricia et Jean-Paul dans Bienvenue chez les ch'tis, Ch'Nord (59) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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08.12.2010
Gravelines - janvier 2010
Belle découverte que cette localité de Gravelines... ville fortifiée superbement conservée. Bâtie sur le cours de l'Aa, ce fleuve côtier bien connu des cruciverbistes, l'essentiel de la ville est située à l'intérieur des fortifications. Parmi les 10 km du mur d'enceinte, une partie a été érigée à la demande de Charles Quint, une autre sous les ordres de Vauban.
La Caserne Varennes : avant la construction de cette caserne, les habitants de la ville logeaient chez eux les militaires. Louis XIV demanda à Vauban et à Monsieur de Louvois de construire des logements pour la troupe. Cette bâtisse de 1737 pouvait accueillir près de 600 hommes. Impressionnant par ses dimensions (870 mètres de long), elle fut tour à tour casernement, hôpital pendant la première guerre mondiale, logement sociaux...
Ca et là, sur les remparts, les corps de garde qui ont été restaurés se composent généralement d'une pièce commune, d'une chambre pour l'officier et d'un grenier.
Les fossés en eau entourant la forteresse sont impressionnants.
Les remparts offrent au visiteur un sentier de promenade des plus agréables, agrémenté de la découverte d'un patrimoine historique. Nous allons le parcourir quelques instants.
Nous nous sommes bien demandé ce que pouvait-être la fonction de la construction ci-dessous avec ses arches murées, sans ouvertures (ou presque).
Il s'agit d'une citerne à eau de pluie, construite en 1724, elle pouvait contenir 1.420.000 litres. Elle était alimentée par l'eau tombant sur son propre toit mais également par des aqueducs collectant celle du toit des deux casernes, de l'église et d'autres bâtiment adjacents.
Elle a été utilisée pour approvisionner les militaires, puis la population jusqu'en 1945.
La citerne est reliée à l'église Saint Willibrord par une arcade.
Les robinets sont particulièrement originaux...
Se promener dans la ville est très agréable... l'architecture des maisons, les réverbères, etc... sont un plaisir pour les yeux.
Arrivés sur la place de la mairie, une cérémonie de remises de récompense de la Gendarmerie battait son plein.
Le beffroi (1827) trône fièrement sur la place. Hélas, la lumière décline vite en ce mois de janvier...
Dans le jardin public aux abord de l'Arsenal trônent de nombreuses oeuvres d'art contemporain.
Un autre corp de garde.
La glace sur le Canal de l'Aa démontre la froideur de ces journées d'hiver...
Hélas fermé lors de notre passage, le jardin de la poudrière aurait mérité notre visite... et suivant l'expression désormais consacrée... nous reviendrons.
Nous faisons un dernier détour pour un cliché du phare... très photogénique. Il fut construit en 1843, en briques. Haut de 29 métres, il faud gravir 116 marches pour atteindre son feu.
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19:10 Écrit par Patricia et Jean-Paul dans Ch'Nord (59), ZZ. Patrimoine bâti | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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01.07.2009
Centre Historique Minier de Lewarde - juin 2009 (suite)
Une déception (toute relative) à la fin de la visite guidée : la galerie de mine ne se trouvait pas à 480 mètres sous terre, mais au niveau 0, c'est en fait une reconstitution et l'ascenceur que nous avons pris n'avait presque pas bougé, seules les parois défilaient... bien joué, on n'y a vu que du feu.
Une ch'tite Ch'ti blonde pour se désaltérer et nous entamons la visite de la partie "musée".

Le musée est à la fois en plein air et en intérieur... suivez-nous...

Le bureau de l'ingénieur respire le calme et la sérénité... les classes sociales étaient très différentiées à l'époque... (et maintenant ?).
Le contact avec la réalité, outre les plans, est la vue sur le chevalement (Chassis à molettes), par la fenètre.

Le hall est pourvu de suspentes pour les vélos, seul moyen de déplacement de la classe ouvrière de l'époque.

Voici maintenant le bureau du comptable.

Reconstitution de l'intérieur d'une maison de corons. Le séjour sert à la fois de cuisine et de salle de bain.

Incontournable, l'estaminet où les grandes discussions syndicales prenaient naissance. Les hommes s'y retrouvaient pour évacuer la fatigue et les frustrations de longues et épuisantes journées.

Nombre d'entre nous ont encore connu ce type de poêle "buse". Ils dégageaient une telle chaleur que la grille les entourant n'était pas un luxe et cette chaleur était utilisée pour garder le café au chaud...

Il fait délicieux à l'extérieur... continuons nos découvertes.


J'ai photographié ce poster photo car il m'évoque le charbonnage du Roton à Farciennes... il s'agit de celui de Loos-en-Gohelle.

Les machines sont impressionnantes de puissance...

Dire que lors des forages de puits ou lors des opérations de sauvetage, les hommes descendaient à bord de ces nacelles... brrr...

Dans les salles des machines, ce sont des sentiments de démesure et de puissance. On s'y sent tout petit...




Par moment, nous nous sentons comme au musée des sciences naturelles, dans la section des animaux préhistoriques...

Nous sommes plus familiarisés avec le matériel férroviaire...


Une marguerite parmi les gueules noires... baptème à dessein ?

Nous terminons cette visite très riche en découvertes et en émotions... nous ne pouvons que vous conseiller cette visite, si possible en groupe afin de bénéficier de la visite guidée.
Originaires de Marcinelle, tristement célèbre suite à la catastrophe minière du Bois du Cazier, (8 août 1956, 262 victimes, http://fr.wikipedia.org/wiki/Bois_du_Cazier), nous sommes très sensibles à ce type d'évocation.
Merci aux bonnes volontés qui ont créé ce lieu de mémoire.

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21:23 Écrit par Patricia et Jean-Paul dans Ch'Nord (59) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bois du cazier, musee, chevalement, chassis a molettes, centre minier lewarde |
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30.06.2009
Centre Historique Minier - Lewarde - 27 juin 2009
Suite à un concours auquel je m'inscris : maregion.web... pas le pays de Charleroi... non MA région d'adoption, qui sera un jour ma région, tout simplement.
Je ne suis pas primé mais l'organisation invite tous les participants à la remise des prix, suivie d'un apéritif dînatoire (terme à la mode), et de la visite du Centre Historique Minier de Lewarde. Comme prix de consolation, il y a bien pire, nous avons apprécié cette journée à sa juste valeur. Tous nos remerciements à l'équipe organisatrice du concours pour la qualité de leur accueil.

C'est une des dernière fosses qui ait fonctionné (jusqu'en 1971). C'est donc en toute logique qu'en 1973 elle fut choisie pour accueillir la mémoire de l'activité minière du Nord. Les autres fosses étaient devenues vétustes et dangereuses.
La visite guidée commence par la "Salle des pendus".

les non-initiés trouveront ce nom étrange, voir lugubre. Pourquoi "Salle des pendus" ? La photo parle d'elle même. On comprendra que les mineurs préféraient appeler ce lieu "salle de bains".

Dans la même salle, les douches sont allignées, inutiles depuis des décénies.

Une telle configuration s'explique par des raisons pratiques :
- Un vestiaire tous les 20 cm, plus efficace que des casiers.
- les vêtement de travail sont souvent humides, en les plaçant en hauteur, ils sèchent, d'autant que des souffleries d'air chaud activent le sèchage.
- Le nettoyage de la salle est facilité, lors de la remontée d'une équipe, la poussière de charbon envahi tout.
- La manipulation des vêtement propres et salles peut se faire sans contact.

Le principe est ingénieux : les cordes, bien qu'espacées de 20 cm entre elles, guident les vêtement vers des emplacement échelonnés en profondeur afin que ceux-ci ne soient pas en contacts entre eux.
Nous nous rendons ensuite vers la "Lampisterie"... où l'histoire de l'éclairage minier nous est conté.

Dans cette salle, les modèles au pétrole cottoient les modèles électriques.



Une vue d'ensemble du site en attendant le petit train...

... le tout... petit train !
... au tableau de bord simpliste !

"Pou disquinte à'l'fosse, y fau met'eut'casque" (ch'ti approximatif).


... même si t'a eun grosse tiète...

Cà et là, des vestiges de l'exploitation, comme cette molette...

Impressionantes ces "cages" dans lesquelles s'entassaient les "gueules noires"...

Ici, les berlines sortent des cages et viennent se déverser sur les tapis où les femmes trient les gailles... En france, on parle de trieuses, chez nous, en Belgique, ce sont des hiercheuses.

Travail pénible que celui-là : poussières et bruits continus sont le lot de ces femmes pour qui la seule protection était le fichu dans les cheveux.

La partie la plus intéressante de la visite va suivre... descente au coeur des galeries, à 480 mètres de profondeur.

A partir de ce moment, c'est Ch'tiot Edmond qui devient notre guide... haut en couleurs... locales, il n'hésite pas à parler son patois, il déborde d'anecdotes vécues... un vrai voyage au sein de la rude vie des mineurs.

Impressionnant de se savoir sous 480 m de terre et de roche...

Le travail du mineur est explicité, ici la "méthode manuelle" (au pic et à la main). Le mineur est vêtu de lin?

Le "boisage" a toujours posé problème entre les mineurs de fonds et les contremaîtres... Improductif pour les uns (ils sont payés à la quantité extraite), indispensable pour les autres (les accidents nuisent à la réputation et au rendement de l'exploitation), les uns tenteront de le bacler, au péril de leur vie, les autres infligeront des amandes aux récalcitrants.

La vie des cheveaux dans la mine était, elle aussi, peu enviable. Descendus la nuit, pour ne pas freiner l'exploitation, pendus dans une position inconfortable, ils passeront toute leur vie au fond, sans revoir la lumière du jour.

Le trait ardenais était le plus souvent utilisé à la fois pour sa robustesse mais aussi pour sa petite taille, apte à travailler dans des conditions plus confinées.

Chtiot Edmond s'amuse bien avec nous...

Et pendant notre visite, imperturbable, les mineurs vaquents à l'eurs occupations...

Lors de mon prochain post, je vous présenterai l'espace muséal du site de Lewarde.
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00:08 Écrit par Patricia et Jean-Paul dans Ch'Nord (59) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : concours, nord, 59, maregion web, centre historique minier, lewarde |
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