08/01/2016

Campagne du Montreuillois un soir d'avril.

De retour d'un restaurant de Montreuil, un petit arrêt de la voiture pour immortaliser un joli ciel.

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Ces photo sont prises vers le village de Sorrus.

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La Chocolaterie de Beussent-Lachelle

C'est en 1985 que la Chocolaterie de Beussent est créée.

En 1994, une autre chocolaterie est ouverte à Lachelle, dans l'Oise.  Celle-ci est assortie d'un salon de thé et d'une boulangerie artisanale (pain cuit au feu de bois).  

De cette union est née l'appellation chocolaterie de Beussent-Lachelle. 

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Certaines des pièces réalisées (sujets creux).

Bruno et Alain De Rick sont parmi les rares chocolatiers à élaborer leurs produits de A à Z.

Propriétaire-récoltant en Equateur, important également les fèves de Madagascar, Sao Tomé, etc...  la torréfaction et le conchage se font à la chocolaterie.

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En attendant d'être moulé, le chocolat est sans cesse mélangé à une température très précise.

Lors des visites, la fabrication du chocolat est expliquée.  Il s'agit d'une suite d'opérations très précises afin d'obtenir un produit de qualité aux parfums désirés.

Dans son pays d'origine, la cabosse (fruit du cacaoyer) et ouverte (écabossage) afin d'extraire les fèves.

Celles-ci sont mises à fermenter afin de développer les arômes, de diminuer l'amertume, etc...   Vient ensuite les séchage, sur des treilles au soleil ou dans un séchoir.

C'est après cette opération que les fèves arrivent à Beussent (ou Lachelle).

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Ici, opération de moulage de sujets creux.

Là, elles seront torréfiées... à des températures précises, en fonction du type de chocolat désiré.

Concassées et brassées, on obtient une pâte à laquelle on va ajouter lait, épices, sucre, beurre, etc... Ce mélange va ensuite être raffiné (laminé pour obtenir une pâte fine et homogène).

Nous approchons de la fin du processus mais la pâte devra encore être conchée, c'est à dire  brassée, écrasée, étirée.

Elle va alors devoir revêtir sa jolie robe, pour cela, passer au tempérage ; une savante série de réchauffements et de refroidissements.  C'est cette opération délicate qui va donner au chocolat sont brillant, sa texture cassante, sa conservation, ...

Viendra alors le temps du moulage à une température précise, suivi d'un tapotage (à l'aide d'une tapoteuse) pour éviter la présence de bulles d'air.  Après refroidissement dans un tunnel prévu à cet effet, le chocolat peut être conditionné... ou dégusté, chance que nous avons eue à l'issue de cette visite instructive.

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Ci-dessus, les chocolats que nous allons déguster et les moules.

Nous avons eu l'occasion de goûter les fèves... c'est assez bluffant, la première sensation est un sentiment de déception... puis, à force de mastiquer, le parfum chocolaté se développe.  Belle expérience.

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La pièce maîtresse qui trône dans l'atelier... une reproduction de la cathédrale de Saint-Omer.

La chocolaterie se trouve à Beussent, 66 route de Desvres.

Celle de Lachelle est située 41 rue de Monelieu.

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08/12/2015

Nouveau passage près du moulin de Beussent

Par un joli temps en ce mois d'avril 2014, nous nous arrêtons pour pic-niquer à proximité de Beussent.  Nous savons en effet que nous trouverons là, une table forestière.

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J'avais déjà fait des recherches en 2011, pour une note consacrée à ce moulin.

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Il semble qu'il soit toujours à vendre à ce jour, le projet de la Communauté de Communes de Hucqueliers ayant été cassé suite à des lenteurs administratives.

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Après notre repas, nous avons longé la Course puis prolongé notre promenade dans la campagne environnante.

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C'est par là aussi que cette région est formidable, on peut passer de la mer à la rivière, des dunes à la campagne en quelques kilomètres.

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N'hésitez pas à venir si vous aimez marcher, de nombreux itinéraires sont balisés partout dans les 7 vallées.

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05/12/2015

L'Abbatiale Saint Saulve à Montreuil-sur-Mer

Le nom de Montreuil est dérivé de "petit monastère".

Au début du Xème siècle, une petite communauté religieuse occupe l'emplacement de l'abbaye.

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Entre 913 et 926, des moines bretons de Landevennec, fuyant les invasions normandes, se réfugient à Montreuil.

Avec l'aide de Comte Helgaud, il construisent un monastère patronné par  le saint patron de leur abbaye en Bretagne, Guénolé.

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Les statues ornant le tympan datent de 1874, elles remplacent celles détruites lors de le Révolution.

En 1111, l'abbaye change de nom suite à la translation des restes de Saulve.

Son apogée se situe entre le XIIème et le XIVème siècle.  De nombreux pèlerins viennent vénérer les reliques.  De plus, les moines ont des droits quasi exclusif sur la Canche.

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L'ensablement de la Canche provoque d'ailleurs le déclin du monastère.

En 1467, un phénomène naturel provoque l'effondrement de nombreux bâtiment de la ville.  C'est l'abbé Dom Lobain qui mène la reconstruction de l'abbatiale qui sera terminée en 1480.

Guillaume de La Pasture termine la reconstruction au XVIème siècle.

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Les déboires de l'église ne sont cependant pas terminés... en 1537, les armées de Charles Quint prennent la ville et incendie l'abbatiale.

Au début du XVIIème, l'abbaye est quasi ruinée.  Les moines sont contraints de vendre l'église à la ville en 1642.

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Suite à la Révolution, le portail est détruit en 1793, le trésor est détruit par le feu.

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Gisant d'un abbé de Saint-Saulve du XIIIème siècle

L'église est restaurée à maintes reprises au XXème siècle.  Elle est classée Monument Historique en 1910.

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04/12/2015

Centenaire de l'échouement de SOCOTRA au Touquet.

Le mercredi 25 novembre, le Ville du Touquet a organisé des activités dans le cadre du centenaire de l'échouement du cargo Socotra.

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Nous avions pu voir cette épave lors des grandes marées de mars dernier (22 mars à 8h30).   Nous vous proposons de voir ici l'ensemble des photos de ces deux journées.  Ci dessous, Bertrand Dupont nous explique sa redécouverte du Socotra.

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Dans la nuit du 25 au 26 novembre 1915, le cargo s'échoue sur la plage sud du Touquet.

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On a longtemps cru que le commandant du navire longeait la côte pour éviter les sous-marins et les mines.  La diminution de l'éclat des feux des phares en raison de la guerre fut également évoquée.

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Lors de sa conférence de ce 25 novembre, Alain Holuigue, secrétaire de la Société Académique du Touquet, a, documents à l'appui (livre de bord, minutes du procès en Angleterre, ...), démontré que ce sont les approximations dans les calculs de position successifs et les sondages du fond marin par le commandant, malgré les objections d'un de ses jeunes seconds qui a conduit à la catastrophe.

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Un grand nombre d'amateurs étaient présents en mars, malgré l'heure matinale et un temps froid.

 

Le cargo revenait de Sidney avec une cargaison de balles de laine, de minerai de plomb, maïs, blé, cuir, essence d'eucalyptus, peaux de lapin, des lingots d'étain et de cuivre...  ce que l'on appelle un "vraquier".

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Lors d'une escale en Algérie, semble-t-il, il a chargé des barriques de vin d'Afrique du Nord.  Celles-ci avaient été arrimées sur le pont.

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Au centre de la photo, avec un couvre-chef, Bertrand Dupont, le "Papa" du Socotra.

Quelques minutes après minuit, après des confusions entre des feux par le commandant, le bateau s'échoue parallèlement à la côte.

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De nombreuses algues, moules, se sont accumulées sur les parties de l'épave. 

Le 27, des remorqueurs venus de Boulogne-sur-Mer ont tenté de renflouer le bateau pour le sauver, mais celui-ci étant dans l'axe de la plage, il n'ont pu le tirer dans son axe et leurs efforts ont "fatigué" les structures du Socotra en son milieu.

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Quelques jours plus tard, lors d'une tempête, le bateau se brise en deux.

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Il n'est donc plus d'actualité de sauver le bâtiment, seule sa cargaison peut maintenant être récupérée en partie.

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Les gros plans offrent des images originales.

Une partie de la cargaison dérive dans la Manche et la Municipalité doit publier un arrêté rappelant qu'il est interdit de ramasser les épaves sous peine de poursuites.

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Il n'empêche que d'aucuns ne tiendrons pas compte de cet arrêté... Notamment, lors de la marée montant, les barriques de vin remontant la Canche firent le bonheur des territoriaux Français qui gardaient la voie ferrée et les prisonniers allemands.  De nombreux matelots profitèrent de cette aubaine (livre "Marin pêcheur au temps des voiliers" par Jules Leprêtre).  On raconte que des margats (gamins) étaplois se sont également saoulé avec une de ces barriques.

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Néanmoins, une bonne part de la cargaison pourra être sauvée, mais les peaux de lapin, sous l'effet de l'humidité commencent à sentir la charogne.  Le Socotra est alors laissé en l'état... au gré des marées.

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Peu à peu, l'avant s'écarta de l'arrière, pour ce trouver ce jour à plusieurs dizaines de mètres l'un de l'autre.

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L'avant du Socotra, à peine visible.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les artilleurs allemands se servirent de l'épave comme cible de tir, ce qui arasa en partie la carcasse.

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A partir des années 1960-1965, plusieurs sociétés de ferraillage furent sollicitées pour araser l'épave.  La difficulté du travail (peu de temps par basse mer), et la faible valeur des matériaux récupérés mirent ces sociétés en grande difficulté, les conduisant même à la faillite.

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De nos jours, Bertrand Dupont, "redécouvreur" et passionné du Socotra (je dis son Papa), propose ses nombreuses photos et est intarissable au sujet de l'épave.

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Le voici au côté de Soco, la mascotte du Socotra, un petit bonhomme qui, au gré des marées, semble changer d'activité.

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Ici, Soco donne soit l'impression de haler un boute, soit joue-t-il au détective avec sa loupe, peut-être aussi peut-on imaginer qu'il chevauche un animal marin, rênes à la main.

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L'épave recèle de nombreuses formes que l'imagination peut interpréter.  Bertrand est passé maître de cet exercice à la suite d'environ 40 visites à l'épave.

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Regardez ce bélier, devant le monsieur en bleu...

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Le bélier, en gros plan.

Je vous livre maintenant le reste de mes photos... la suite vous donne ra quelque photos de la cérémonie d’anniversaire

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La mer remonte, le Socotra va de nouveau être submergé par les flots.

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Dany Lequien a appris à connaître le Socotra par ses activités de pêche.

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Monsieur Holuigue prépare sa conférence...

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Avant le conférence de Monsieur Holuigue, l'assistance est déjà nombreuse...  elle le sera encore plus par la suite...

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France 3 NPDC est présente...  dans la salle, puis, sur la plage.

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Malgré le vent et la fraîcheur, quelques amateurs se rendent auprès de l'épave....

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Notre amie Chistine Omnes à l'interview pour France 3.  Cette séquence passera à l'antenne.

 

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