22.11.2009
Saint-valery-sur-Somme - Musée Picarvie - septembre 2008
Véritable retour dans le passé, le musée "Picarvie" reconstitue en quelque scènes, le passé et l'histoire des activités villageoises. Le commentaire des guides est savoureux et intéressant.


L'école, même le bonnet de "baudet" serait authentique !

La forge.

L'atelier du charron.

Celui du tonnelier.

Le bourrelier.

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Incontournable dans la région picarde, qui va du Tournaisis à la Somme, l'estaminet. Celui-ci porte un nom original. Le trouveras-tu ? En haut de la photo...

0-20-100-0 = "Au vin sans eau"... avis aux amateurs.

Tiens ! Un facteur, dans un estaminet... ça ne te rapelle rien ?

Voici trois pesonnages (masculins) typiques de l'histoire picarde. Le musicien, au fond, racontait des histoires, il était conteur. Devant lui, ces deux gaillards fringants sont l'un chasseur, l'autre pêcheur. Dans le coin, on dit : "In conteu, in casseu et in pêkeu, cha fait trois minteux !". (orthographe incertaine)

Ici, c'est le travail du lin qui est évoqué. Cette machine servait à casser la paille de lin pour faire tomber l'enveloppe et ne conserver que la fibre. Il faut voir cette région, ainsi que le pays de Caux, en Normandie, au mois de juin, quand le lin est en fleurs, ces champs habillés de bleu clair, que les vents agittent. Il sont semblables à la mer.
Voici une photo de nos vacances 2006. NB : pour obtenir cette photo, il faut se lever tôt car les pétales du lin tombrent aux premiers rayons de soleil.

Voici l'atelier de filature et de tissage.

Celui de la couturière.

Petite anecdote contée par notre guide : quelle est l'histoire de ce pompon rouge qui orne le béret des matelots français ?
L'Impératrice Eugènie était en visite, le 9 Août 1858, sur un navire au port de Brest. Un Matelot, très grand sans doute, en se mettant au garde à vous à son passage se heurta violemment le sommet du crâne au plafond de la coursive. Il saignait et l'Impératrice lui offrit son mouchoir en guise de pansement. Ce mouchoir taché de sang , placé sur sa tête, devint alors, en souvenir de son geste, le pompon rouge du béret de Marin. Il est sensé amortir les chocs à la tête des marins qui se déplacent dans les navires car les plafonds sont très bas. Grande, petite histoire ou légende, les avis sont partagés.

Quelques ustensiles de la ferme.

Et après ces dures journées de labeur, qui leur reprocherait leur soirée au coin du feu ? Pas de Star Ac', de Docteur House ou d'experts à Miami, Manhattan ou Saint-Valery... non, le journal pour Monsieur et du ravaudage pour Madame.
20:19 Écrit par Patricia et Jean-Paul dans Département de la Somme (80), Musées | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : musee, picardie, picarvie, saint-valery-sur-somme, amicale du personnel fmsbc, somme 80 |
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01.07.2009
Centre Historique Minier de Lewarde - juin 2009 (suite)
Une déception (toute relative) à la fin de la visite guidée : la galerie de mine ne se trouvait pas à 480 mètres sous terre, mais au niveau 0, c'est en fait une reconstitution et l'ascenceur que nous avons pris n'avait presque pas bougé, seules les parois défilaient... bien joué, on n'y a vu que du feu.
Une ch'tite Ch'ti blonde pour se désaltérer et nous entamons la visite de la partie "musée".

Le musée est à la fois en plein air et en intérieur... suivez-nous...

Le bureau de l'ingénieur respire le calme et la sérénité... les classes sociales étaient très différentiées à l'époque... (et maintenant ?).
Le contact avec la réalité, outre les plans, est la vue sur le chevalement (Chassis à molettes), par la fenètre.

Le hall est pourvu de suspentes pour les vélos, seul moyen de déplacement de la classe ouvrière de l'époque.

Voici maintenant le bureau du comptable.

Reconstitution de l'intérieur d'une maison de corons. Le séjour sert à la fois de cuisine et de salle de bain.

Incontournable, l'estaminet où les grandes discussions syndicales prenaient naissance. Les hommes s'y retrouvaient pour évacuer la fatigue et les frustrations de longues et épuisantes journées.

Nombre d'entre nous ont encore connu ce type de poêle "buse". Ils dégageaient une telle chaleur que la grille les entourant n'était pas un luxe et cette chaleur était utilisée pour garder le café au chaud...

Il fait délicieux à l'extérieur... continuons nos découvertes.


J'ai photographié ce poster photo car il m'évoque le charbonnage du Roton à Farciennes... il s'agit de celui de Loos-en-Gohelle.

Les machines sont impressionnantes de puissance...

Dire que lors des forages de puits ou lors des opérations de sauvetage, les hommes descendaient à bord de ces nacelles... brrr...

Dans les salles des machines, ce sont des sentiments de démesure et de puissance. On s'y sent tout petit...




Par moment, nous nous sentons comme au musée des sciences naturelles, dans la section des animaux préhistoriques...

Nous sommes plus familiarisés avec le matériel férroviaire...


Une marguerite parmi les gueules noires... baptème à dessein ?

Nous terminons cette visite très riche en découvertes et en émotions... nous ne pouvons que vous conseiller cette visite, si possible en groupe afin de bénéficier de la visite guidée.
Originaires de Marcinelle, tristement célèbre suite à la catastrophe minière du Bois du Cazier, (8 août 1956, 262 victimes, http://fr.wikipedia.org/wiki/Bois_du_Cazier), nous sommes très sensibles à ce type d'évocation.
Merci aux bonnes volontés qui ont créé ce lieu de mémoire.

+++
21:23 Écrit par Patricia et Jean-Paul dans Ch'Nord (59) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bois du cazier, musee, chevalement, chassis a molettes, centre minier lewarde |
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